Insigne de manque de courtoisie, Pays-Bas, 1375-1425.
Il représente un homme coiffé d'un chapeau, portant un panier et montrant ses fesses et ses parties génitales nues. Il imite le plus souvent des motifs obscènes que l'on pouvait trouver sur les cathédrales romanes.
La parodie médiévale faisait partie de la culture carnavalesque : le monde était à l'envers, tout changeait de place, la bassesse et l'obscénité prenaient le dessus. Les spécialistes voient l'origine de ces motifs dans les rituels de fertilité. Les images "exhibitionnistes" apparaissent également dans l'architecture des églises (surtout au 12e siècle). Le plus souvent, ces scènes étaient sculptées sur les chapiteaux des colonnes, bien au-dessus de la tête des fidèles.
Les figures "exhibitionnistes" des chapiteaux sont souvent torsadées en d'incroyables nœuds qui rapprochent physiquement le "haut et le bas" du corps. La signification exacte de ces gestes agressifs et moqueurs a longtemps été perdue. Il est clair qu'ils sont liés à la moquerie et à l'obscénité.
Il convient de rappeler à la fois la fonction amulétique des organes génitaux représentés et l'exposition moqueuse du cul à l'ennemi (comme illustré, par exemple, dans Braveheart avec Mel Gibson, lorsque les Écossais tournent le dos aux Anglais et soulèvent leurs kilts). Ces thèmes "séditieux" étaient également liés à la continuité de la lignée, à la force vitale, à la fertilité et à la prospérité, et portent l'empreinte évidente de l'image carnavalesque typique du "monde à l'envers". En outre, il existait une croyance selon laquelle le diable avait peur des fesses et des organes génitaux exposés.
Laiton. Dimensions : 45 × 35 mm.
- Fabriqué en Ukraine par Armour and Castings